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Notre journal « Boulogne-Billancourt Oxygène »: le n°58 vient de paraître

Dans ce numéro 58, nous parlons des promesses de campagne de Pierre-Christophe Baguet, du bilan des élections régionales, des enjeux européens, de la première étape de la construction du programme socialiste, des enfants dans la politique migratoire du gouvernement actuel.
Pour le télécharger, cliquez ici.

Retraite: une réforme injuste et irresponsable

20-06-2010

Réaction de Martine Aubry sur le projet du gouvernement

Le 24 juin, manifestons pour une réforme des retraites juste, efficace et durable

20-06-2010


Le PS appelle ses militants et ses sympathisants à se rendre à la manifestation du 24 juin pour une réforme des retraites juste, efficace et durable.

Le rendez-vous parisien est fixé à 13h30 au Métro Filles du calvaire.

Sans-papiers: la lettre des partis de gauche au président de la République


Les responsables des partis de gauche ont écrit une lettre commune au chef de l’Etat pour plaider la régularisation des travailleurs sans-papiers.

Monsieur le Président,
En tant que responsables des principaux partis de gauche et écologistes, nous tenons à vous faire part de notre soutien aux 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève depuis le 12 octobre 2009.
L’emploi de travailleurs et de travailleuses sans papiers est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim.
Leur régularisation est une nécessité, au nom de la dignité des ces travailleuses et travailleurs sans droits exploités alors qu’ils paient des impôts, cotisent à toutes les caisses de solidarité mais risquent quotidiennement l’expulsion. Leur régularisation est une nécessité, afin que le droit du travail soit appliqué à toutes et tous et par tous, et permette l’égalité effective de traitement entre salariés. Ce conflit du travail doit enfin trouver une issue positive.

Réaffirmer le principe du repos dominical

07-06-2010


« Du lundi jusqu’au samedi,
Pour gagner des radis,
Quand on a fait sans entrain son petit train quotidien,
Et trimballé sa vie de chien,
Le dimanche vivement, tout paraît charmant… »

Cet air familier fut créé en 1936, l’année du Front populaire, et interprété ensuite par tant de figures de la chanson française, à travers les générations. Il a la vertu de rappeler l’importance essentielle du droit à disposer, un jour par semaine, d’un véritable espace de liberté.

Bientôt, de cet acquis, ne survivra peut-être que le souvenir. Il y a neuf mois, en effet, le Parlement votait un texte intitulé, sans doute par goût de l’antiphrase : « Loi réaffirmant le principe du repos dominical ». De quoi s’agit-il ? Désormais, les commerces pourront ouvrir le dimanche dans deux types de zones. Soit les zones touristiques, dans lesquelles le travail dominical est de droit, et peut s’imposer aux salariés sans ajustement du salaire, sans négociation préalable, et sans repos compensateur. Soit les « périmètres d’usage et de consommation exceptionnels », qui prévoient un accord des partenaires sociaux et des conditions salariales réévaluées pour ouvrir le dimanche. Pour le dire clairement, en levant tous les obstacles à la création et à la coexistence de ces deux zones, le gouvernement a libéralisé, dans le commerce, le travail dominical.

Leonid Berliba: message du comité de soutien

05-06-2010

Message de Judith Shan, conseillère régionale et municipale de Boulogne-Billancourt :

Chers amis,

Depuis quelques semaines, le comité de soutien à Leonid Berliba se réunit en vue d’obtenir la régularisation de Leonid. La présence toujours plus importante des membres de ce comité lors de nos réunions est un véritable réconfort pour Leonid et son épouse. Avec nous, ils peuvent penser que leurs enfants ne seront pas une fois de plus privés de leurs parents.

Pour Vadim et Adrian, la séparation a déjà duré près de 8 ans pendant leur petite enfance. La famille est aujourd’hui réunie depuis près de deux ans et pour ces deux jeunes adolescents les repères familiaux que leur offrent leurs parents sont primordiaux. C’est pourquoi, aujourd’hui, les membres du comité de soutien à Leonid se mobilisent afin d’éviter que cette nouvelle menace qui plane sur les enfants se produise, les privant de l’entourage de leurs parents et de tous les moyens économiques qui aujourd’hui leur assurent une vie resesmblant à celle de tous les enfants qui les entourent.

En pièce jointe,vous trouverez la lettre qui sera remise signée par les diverses parties de ce comité de soutien lors de la rencontre prévue avec le préfet le 12 juin.

Veuillez noter notre rendez-vous devant la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt à 10H30 le 12 juin 2010.

82, rue de Sèvres
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

Par ailleurs, il est toujours important de signer la pétition qui avait été mise en ligne sur le site du RESF:
www.educationsansfrontieres.org

29 Mai 2010 : convention nationale sur le nouveau modèle de développement

30-05-2010

D’abord une introduction du « directeur de cette convention » : Pierre Moscovici
Ensuite, pour être vous-même juge
Le texte de la convention sur le nouveau modèle de développement. Il a été adopté par plus de 90 % des socialistes et tire sa force d’une vision à long terme sur ce que nous voulons faire de ce pays, très loin du court-termisme, du pilotage à vue, au fait divers qui a caractérisé le Sarkosisme depuis le début de son mandat.
Notre ambition : redonner espoir et foi en l’avenir à ce pays.

Pour une réforme des retraites juste, efficace et durable

19-05-2010

Des engagements clairs et crédibles :
- Conforter le niveau des pensions remis en cause par la droite par les réformes de 1993 et de 2003.
- Prendre en compte la pénibilité et revaloriser les petites retraites.
- Maintenir l’âge légal de départ à 60 ans parce que c’est une garantie indispensable pour tous les
salariés usés par le travail et une liberté de choix pour tous les Français.
- Mettre à contribution l’ensemble des revenus, y compris ceux du capital.
- Une réforme durable : un financement assuré jusqu’en 2025, et au-delà.
Des mesures précises pour assurer l’équilibre financier :
Il faut mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025. Pour cela nous proposons :
- 25 milliards d’euros mobilisés sur les revenus du capital, sans pénaliser la croissance
- 12 milliards d’euros grâce à l’augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations :
plus 0,1 point de cotisations patronales et salariales entre 2012 et 2020.
- Des mesures fortes pour l’emploi des seniors. Cela permettra de dégager au moins 6 milliards d’euros,
qui permettront notamment d’améliorer le niveau des pensions.
- 5 à 10 milliards d’euros grâce aux réformes de structure : incitations pour ceux qui le peuvent et le
souhaitent à travailler plus longtemps.
Et pour sécuriser le système, nous alimenterons le Fonds de réserve des retraites pour faire face à
toutes les situations grâce à une surtaxe de 15% sur l’impôt sur les sociétés acquitté par le banques.
Notre projet est donc complètement financé
Et nous allons au-delà, avec des réformes de structure :
 La retraite choisie : un système universel et personnalisé : création d’un compte temps qui permet
de faire ses choix de vie en toute liberté, prise en compte des années de formation et de stages.
 Un socle de droits communs entre le public et le privé.
Nous faisons rimer réforme avec progrès
À l’inverse, le projet du gouvernement est anxiogène, injuste et inefficace, il ne prépare pas l’avenir.
Le recul de l’âge légal de départ pénalisera les carrières longues et n’assurera même pas l’équilibre
du système. En ne modifiant que l’âge légal, il faudrait le reculer de plus de huit ans en 2050 pour
résorber les déficits. Ce recul fera encore baisser le niveau des pensions : déjà, leurs réformes de
1993 et 2003 ont fait chuter les pensions de 20% ! Et il n’y a aucun engagement précis sur la mise à
contribution des revenus du capital. La droite met en danger le système par répartition.

Vivons Euro, vivons cachés ?


L’éruption d’un volcan en Islandes et l’Europe ne décolle plus. Pire, elle ne bouge plus. En temps de crise, cette attitude est risquée. La crise, ça creuse et notamment les dettes : si on ne bouge plus, aucune issue pour l’éliminer. Parfois, on a honte d’avoir trop grossi, alors on le cache, mais ça se sait toujours. Et les marchés, bien que pas totalement étrangers à cette mauvaise Grèce sont les premiers à les montrer du doigt. Les autres préfèreraient rester bien au chaud, en espérant que le mal ne tuera que le voisin. Le marché leur dit que non. On renacle, mais comme on se sait aussi menacé, on mime la solidarité avec des talents d’acteur variables. La mort dans l’âme se lit sur les visages.

Aujourd’hui, le pire est possible. Certains font courir le bruit que le coupable, c’est l’Euro, voire l’Europe. Le chacun pour soi, est-ce assurément beaucoup mieux ? Dans une famille, quand quelqu’un est malade, on le soigne. Demain, c’est lui qui pourra le faire pour nous. Et si ponctuellement, on se trouverait mieux, seul sur une île déserte, on comprend assurément que cette solidarité nous renforce tous à long terme.
L’Europe, c’est la famille de notre pays. Elle a des défauts, ses membres ne pensent pas tous comme nous. Ils sont parfois aussi agaçants pour nous que nous le sommes pour eux, mais on doit garder à l’esprit que dans les périodes difficiles, on donne plus de crédit à une famille unie et solidaire qu’à des individus repliés sur eux-même. Alors faisons l’effort.

On est aussi une famille par les valeurs que l’on défend. Les trouver, avec les projets concrets qui l’accompagnent feraient se rejoindre le coeur et la raison sans laquelle la famille européenne restera bancale. C’est aujourd’hui une priorité. Et le meilleur moyen de faire qu’à l’échelle d’un pays, au cri « vivons heureux », l’écho ne renvoie pas « vivons caché ».

Xavier DUPLAT
secrétaire de section PS Boulogne-Billancourt

Le futur a encore de l’avenir

07-04-2010

Parfois, il arrive de passer une journée où on se dit que quelque chose cloche sans jamais le toucher du doigt. Comme ces changements qui insidieusement bouleversent notre vie, nous choqueraient si on se relevait dix ans après mais qui dans la continuité ne nous font pas grand chose. C’est la fameuse expérience de la grenouille qui si on chauffe son eau progressivement se laissera cuire alors que si on la plonge dans de l’eau bouillante, elle en ressortira aussitôt.

Si je devais mettre un mot derrière ce sentiment étrange, qui s’est distillé insidieusement, c’est le mot « déprime », celle qui caractérise les lendemains de cette France Sarkozienne du « on allait voir ce qu’on allait voir ». Sans doute, l’élan du nouveau millénaire et des espoirs de grands progrès associés ont fait florès. Non que progrès il n’y eut pas, mais que celui-ci ne créa pas une société meilleure, bien au contraire. Un miroir aux alouettes finit par ne rien renvoyer, comme les gesticulations post-crise des sub-primes du « on allait voir ce que l’on allait voir » et on a vu : rien ou si peu. Les banques et les traders sortent de la crise, touchent leurs primes mirobolantes quand l’économie réelle reste embourbée. Le chômage et la précarité s’amplifient dans notre pays, quand tous les indicateurs montrent que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cessent de s’amplifier. On ne touchera pas au bouclier fiscal qui fait que les seuls qui ne feraient pas d’effort pour combler la dette de l’état que l’on a laissé s’accumuler sont les 16 000 foyers les plus riches de ce pays.
A cette suite, la gifle infligée au gouvernement par ces élections régionales était prévisible et elle fut bien sonore. Comme il n’est pire sourd qui ne veut entendre (la gifle est peut-être tombée trop près de l’oreille), il semble que le cap sera conservé envers et contre tout, même certaines oppositions internes.

Et nous ? J’avais peur que l’on s’enflamme comme suite à la victoire de 2004 qui avait laissé place au désordre. Et j’ai vu des gens graves, sans goût excessif pour la fête. Non pas de la déprime, mais le sentiment de devoir se concentrer pour ce qui est notre devoir pour les 2 ans qui viennent : construire un projet, dans la cohésion. Un projet qui puisse faire que demain, notre pays se lèvera en se disant que le futur a de l’avenir. Faire de la politique n’a de sens qu’avec cette volonté.

Xavier DUPLAT