Que penser de la réduction des effectifs dans l’éducation nationale ?

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D’habitude, j’essaie d’être nuancé mais ne le serais pas dans ce cas : il s’agit d’une démarche dogmatique et incohérente. Dogmatique, parce qu’une fois de plus, on met en avant un chiffre pour faire plaisir au partisans du « moins de service public, mieux c’est ». Incohérente car cette décision est prise sans réfléchir à l’ensemble des impacts.

Un constat : notre pays ne se sort pas de l’ornière d’une croissance faible. Nous ne pourrons de plus jamais concurrencer en terme de prix les pays à faible coût de main d’oeuvre. Il y a un consensus gauche-droite dans le pays pour dire que nous ne pourrons sortir du marasme qu’en développant en France une économie du savoir, avec des entreprises aux produits et prestations à haute valeur ajoutée. Pour y parvenir, le rôle de l’éducation nationale est prépondérant. Il est donc d’autant plus important de ne pas relâcher nos efforts dans ce domaine.

De plus, il importe de lutter contre un certain nombre de tartes à la crème concernant l’éducation.

Première idée fausse : l’éducation nationale ne souffre pas d’un manque de moyens, mais d’un manque d’organisation. C’est faux parce que des études montrent que dans les zones d’éducation prioritaire passer de classes de 30 à 20 élèves diminue de 40% le risque d’échec. Pour y parvenir, il s’agit bien de moyens humains que l’on décide ou non de déployer.

Deuxième idée fausse : nous dépensons plus que n’importe quel autre pays pour notre éducation. Regardons notre université : nous y mettons moitié moins de moyens par étudiants que l’Allemagne. Et lequel des deux pays réussit le mieux sa mutation vers cette économie des savoirs, avec des produits et prestations à forte valeur ajoutée, et ce malgré des coûts de main d’oeuvre sensiblement supérieurs aux nôtres ? Qui a une balance commerciale fortement excédentaire ? Vous l’aurez compris d’autres font mieux et ne semblent pas s’en porter plus mal.

Enfin, en sacrifiant le budgets de l’éducation, qui sacrifions nous sinon notre jeunesse ?
_ Ceux qui doivent faire face à un chômage de masse supérieur à la plupart des pays environnants
_ Ceux qui sont les premières victimes de l’inflation immobilière des dix dernières années.
_ Ceux qui devront payer le prix fort pour permettre la pérennité de notre système des retraites
Que voulons nous en faire : une génération sacrifiée ?
Le gouvernement doit être mis devant ses responsabilités et devra se rappeler qu’un pays qui sacrifie sa jeunesse sacrifie son avenir.

Xavier DUPLAT
secrétaire section PS Boulogne Billancourt

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