Île Seguin : à quand la version PCB 3.0 ? (*)

Depuis 20 ans à la tête de la ville, la droite n’a jamais réussi à dépasser la version « béta » de ses projets pour l’Ile Seguin. Parmi les « grands architectes » de projets avortés, Pierre-Christophe Baguet (PCB) a mérité son bâton de maréchal. Rappelons son palmarès :

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One Response to Île Seguin : à quand la version PCB 3.0 ? (*)

  1. Dumolard says:

    Après 23 années qui ont vu un projet ambitieux à l’origine, porté alors par Michel Rocard, Premier Ministre et George Gorce, un maire aux grandes qualités, ce projet qui devait transformer une friche industrielle à haute valeur symbolique en un lieu environnemental exceptionnel où les Arts, la Recherche, l’Université à vocation internationale et les espaces verts se conjuguaient pour le meilleur eh bien, patatras!
    Rappelons que fut élu à la Mairie en 1991, un (in)certain Paul Graziani, qui était auparavant Président du Conseil Général des Hauts de Seine de 1982 à 1988 et c’est cet élu, pris d’un vertige mégalomaniaque, qui voulait transformer le centre ville de Boulogne Billancourt en une Défense bis, alors que la crise due à la première guerre du Golfe, entr’autre, plongeait l’immobilier d’affaires dans le marasme.
    Fut heureusement élu, pour lui succéder, dans une ville alors plus fortement ancrée à droite, un homme autrement plus intègre et expérimenté, Jean Pierre Fourcade, qui trouva une situation financière catastrophique et que l’on soit de son bord politique ou non, il s’attela à y remédier. Pour ce qui est du désistement de François Pinault quant à l’installation de ses collections dans un Musée d’Art contemporain conçu par le très talentueux architecte japonais Tadao Ando, cela fut un rude coup porté au projet qui était en voie d’être remanié sans cette pièce maîtresse, mais la spirale à controverses reprenait de plus belle, avec un PLU porté à
    175 000 mètres carrés de bureaux, etc…
    Je ne veux pas revenir sur toutes les polémiques qui sont encore à l’esprit de tous, mais avec l’arrivée à la Mairie, en mars 2008, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy, retour aux affidés de l’Epad, du tout bétonnage au profit des proches du pouvoir. Nommer Jean Nouvel à la tête de ce nouveau projet était peut être une façon de lui faire oublier l’épisode du Grand Stade de France et de faire avaliser un PLU, porté à 335 000 mètres carrés, complètement disproportionné par rapport aux besoins en immobilier de bureaux, par un architecte de grande réputation. Le même Jean Nouvel qui clamait en 1999 que « Boulogne assassine Billancourt » et que le projet allait faire de ce lieu exceptionnel « un coin de banlieue ordinaire » .
    Espérons que le changement de gouvernement puisse impulser dans le bon sens un projet qui voit enfin le jour, selon les souhaits des habitants de Boulogne Billancourt et de l’Association des riverains de l’Ile Seguin, qui souhaitent que le PLU n’excède pas les 110 000 mètres carrés, avec une forte exigence environnementale. Les tours du projet en cours, sous la direction d’ un Jean Nouvel, ayant viré à 180 °, avec ces hauteurs programmées n’ont, à leur avis, rien à faire dans une si belle courbe de la Seine. Pour des raisons liées à mon expérience professionnelle, j’ai toujours défendu l’architecture contemporaine, la plupart des réalisations de Jean Nouvel, mais là, je crois qu’il est mal inspiré pour le lieu, même s’ il faut effectivement construire des tours ambitieuses en première couronne comme le propose Bertrand Delanoé.
    Jean Nouvel serait il dépassé par son propre succès et il aurait été bon pour ce chantier d’envergure, de faire appel à d’autres architectes désormais plus novateurs, comme Rem Koolhaas par exemple, qui aurait dû remporter la consultation sur la rénovation des Halles, un échange avec Jean Paul Viguier m’avait conforté alors dans notre enthousiasme commun, et les Français, en l’occurrence les parisiens, manquent singulièrement d’audace, mais la nouvelle génération d’architecte est porteuse de cette audace et c’est à elle qu’il aurait fallu et qu’il faudrait s’adresser pour un projet tel que celui de l’Ile Seguin.
    En résumé, comme tout est politique, les dissensions à droite, JCB, Thiérry Solère, Claude Guéant, vont encore ajouter de la confusion aux atermoiements, et même si Thiérry Solère est contre le projet défendu par JCB, il est un ami très proche de Jean Sarkozy qu’il juge
    « éminemment compétent » !,On va avoir du mal à se sortir de tous ces conflits d’intérêts qui empoisonnent le projet, à moins que le futur gouvernement et la région frappent un grand coup sur la table des négociations pour trouver enfin, bientôt,une issue à tant de confusion.

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