Parti Socialiste Boulogne-Billancourt
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Quand le cirque s’invite au conseil municipal

Pierre-Christophe Baguet communique beaucoup ces temps-ci (l’approche des élections législatives ?). Réunions de quartier, conseils municipaux, tout y passe et se transforme en tribune pour le député-maire. Lors du conseil municipal du 15 décembre, il fut beaucoup question de cirque et on en a vu un peu, aussi.
Où il est question d’une mystérieuse Agence pour la Vallée de la Culture
Le Maire a fait voter une subvention de 85 000 Euros à cette association, qui peut pourtant ressembler à une coquille vide à bien des égards, quand on lit son rapport d’activité ou quand on se connecte à son site Internet, qui n’a guère que le mérite d’exister. En tout cas, année après année, subvention après subvention, cette coquille doit maintenant être bien pleine … d’euros.
(suite…)

Île Seguin : à quand la version PCB 3.0 ? (*)

Depuis 20 ans à la tête de la ville, la droite n’a jamais réussi à dépasser la version « béta » de ses projets pour l’Ile Seguin. Parmi les « grands architectes » de projets avortés, Pierre-Christophe Baguet (PCB) a mérité son bâton de maréchal. Rappelons son palmarès :

La suite de l’article …

La bataille des retraites

Par Xavier DUPLAT, secrétaire de section

Nous sommes face à un paradoxe. La réforme des retraites est considérée par tous comme inévitable : avec 10 % des retraites aujourd’ hui payées à crédit, donc par les générations futures, ne rien faire serait servir une génération et condamner une autre. C’est d’autant plus vrai que les besoins de financement iront croissant, du fait de la démographie et de la hausse attendue de l’espérance de vie. Sur cette base peu contestée, le gouvernement avait la possibilité d’entamer une réforme qui pouvait avec de la concertation recevoir l’assentiment de tous. Il n’en a rien été : nous assistons aujourd’hui avec des millions de manifestants dans les rues à une bataille des retraites. Si elle aboutira probablement à l’adoption du projet gouvernemental, ce projet n’aura pour autant ni convaincu une majorité de français, ni apporté un financement suffisant aux retraites puisqu’il ne va chercher que 60 % des besoins de financements supplémentaires nécessaires à l’horizon 2020.

Hors ce dernier point qui obligera rapidement à de nouveaux ajustements sur les retraites, cette réforme est quadruplement injuste :

Elle est injuste en faisant peser l’effort sur les actifs rentrés tôt sur le marché du travail (44 ans de cotisation si on a travaillé dès 18 ans) : souvent les salariés les plus modestes.

Elle est injuste concernant les femmes. Elles étaient, du fait d’arrêts de carrières liées notamment à la maternité, les plus nombreuses à devoir attendre 65 ans pour toucher leur retraite à taux plein. Elles seront encore les plus nombreuses demain à devoir attendre les 67 ans.

Elle est injuste dans les sources du financement. L’effort de la réforme pèse à plus de 90 % sur les salariés, alors même que la part des bénéfices des sociétés s’est ces 20 dernières années considérablement réorientée vers les actionnaires au dépend des salariés.

Elle est injuste dans son traitement de la pénibilité. Certaines tâches, avec pénibilité physique et exposition à des substances nuisibles induisent une espérance de vie moindre. Il faut pourtant que le salarié soit accidenté avec une invalidité résultante pour pouvoir s’arrêter avant 62 ans. Le seul avantage : dire que la réforme traite de la pénibilité. Les faits : 0,1 % des salariés seulement sont concernés.

Ces éléments font que nous devrons, si vous nous faites confiance en 2012, faire une contre-réforme. Les efforts demandés seront importants, mais avec une autre vision de l’équité. Notre projet permet un financement global jusqu’à 2020, afin de préserver nos jeunes générations. Les revenus du capital participent davantage au financement. Les faiblesses ci-avant énoncées sont traitées.
Dans un pays qui rencontre des difficultés, le transformer en champ de bataille par manque d’écoute est irresponsable. Quand les irresponsables sont nos responsables, quand des slogans comme « Parce que je le vaux bien » évoquent plus l’indécence du fric-roi que la crème anti-ride, un changement d’époque apparaît plus que jamais nécessaire. Vous seuls pouvez le décider.

Les Bettencourts en vacances à Roms


Je ne sais pas pour vous, mais ce que j’aime dans les vacances d’été, c’est la possibilité de décrocher vraiment de notre vie quotidienne : on a le temps. Le temps de sortir du cercle des habitudes qui permet en retour d’en vérifier le bien-fondé.
Ce temps, cette prise de distance pour reprendre un élan salvateur, c’est ce qui aurait été utile pour notre pays. Las, le mode de gouvernance « aux faits-divers » est resté cet été et restera la marque de fabrique de l’ère sarkozienne. Cela, ainsi que la crise morale (à prendre dans ses deux sens) qui n’en finit plus. On compare l’affaire Bettencourt aux meilleures romans de Balzac dans la description d’une bourgeoisie dévoyée et immorale. Elle illustre aussi une France qui s’est confortée dans une aisance qui s’hérite et non plus qui s’acquiert. L’ascenseur social est à l’image de ceux que l’on retrouve souvent dans les HLM : en panne.
Notre président ne s’en laisse pas démonter et profita des faits-divers grenoblois pour faire coup double : effacer médiatiquement les questions sur l’implication de Woërt dans l’affaire Bettencourt et repositionner ce qui reste son thème fétiche, malgré une hausse des violences aux personnes de 20 % pendant son mandat : l’insécurité. Ce coup-ci, petite nouveauté : l’accouplement clair du thème de la sécurité avec celui de l’immigration et, plus précisément, la stigmatisation d’un peuple : celui des Roms. Sa solution : leur expulsion vers leurs pays d’origine, même si le pays est ressortissant de la CEE, même en l’absence de casier judiciaire.
Peut-on s’étonner des réactions du comité pour l’éliminations de la discrimination raciale (CERD), organe de l’ONU et de beaucoup de journaux partout dans le monde ? Doit-on taire que nous vivons par là même la victoire idéologique du FN ? Doit-on se résoudre au fait que la France, patrie des droits de l’homme, soit une référence à notre glorieux passé ?
En même temps, il faut éviter d’occulter que la sécurité est un vrai problème, particulièrement par les moins favorisés, habitants des nouveaux guettos urbains. Nous pensons que si les solutions curratives sont indispensables : punir vite et bien quand des méfaits sont commis; la part préventive, occultée par Sarkozy est indispensable pour une gestion dans la durée du problème. Casser les guettos, avoir une politique qui dans sa part répressive favorise les solutions qui minimisent les récidives, faire diminuer le taux de chômage dans les quartiers difficiles, les discriminations à l’emploi. Et de façon plus symbolique, montrer l’exemple au plus au niveau de l’état : les règles ne valent que si elles s’appliquent pour tous. Un peu sentencieux pour une rentrée des classes, mais utile pour repartir sur de bonnes bases.

Xavier DUPLAT
secrétaire de section Boulogne-Billancourt

Vivons Euro, vivons cachés ?


L’éruption d’un volcan en Islandes et l’Europe ne décolle plus. Pire, elle ne bouge plus. En temps de crise, cette attitude est risquée. La crise, ça creuse et notamment les dettes : si on ne bouge plus, aucune issue pour l’éliminer. Parfois, on a honte d’avoir trop grossi, alors on le cache, mais ça se sait toujours. Et les marchés, bien que pas totalement étrangers à cette mauvaise Grèce sont les premiers à les montrer du doigt. Les autres préfèreraient rester bien au chaud, en espérant que le mal ne tuera que le voisin. Le marché leur dit que non. On renacle, mais comme on se sait aussi menacé, on mime la solidarité avec des talents d’acteur variables. La mort dans l’âme se lit sur les visages.

Aujourd’hui, le pire est possible. Certains font courir le bruit que le coupable, c’est l’Euro, voire l’Europe. Le chacun pour soi, est-ce assurément beaucoup mieux ? Dans une famille, quand quelqu’un est malade, on le soigne. Demain, c’est lui qui pourra le faire pour nous. Et si ponctuellement, on se trouverait mieux, seul sur une île déserte, on comprend assurément que cette solidarité nous renforce tous à long terme.
L’Europe, c’est la famille de notre pays. Elle a des défauts, ses membres ne pensent pas tous comme nous. Ils sont parfois aussi agaçants pour nous que nous le sommes pour eux, mais on doit garder à l’esprit que dans les périodes difficiles, on donne plus de crédit à une famille unie et solidaire qu’à des individus repliés sur eux-même. Alors faisons l’effort.

On est aussi une famille par les valeurs que l’on défend. Les trouver, avec les projets concrets qui l’accompagnent feraient se rejoindre le coeur et la raison sans laquelle la famille européenne restera bancale. C’est aujourd’hui une priorité. Et le meilleur moyen de faire qu’à l’échelle d’un pays, au cri « vivons heureux », l’écho ne renvoie pas « vivons caché ».

Xavier DUPLAT
secrétaire de section PS Boulogne-Billancourt

Le futur a encore de l’avenir

Parfois, il arrive de passer une journée où on se dit que quelque chose cloche sans jamais le toucher du doigt. Comme ces changements qui insidieusement bouleversent notre vie, nous choqueraient si on se relevait dix ans après mais qui dans la continuité ne nous font pas grand chose. C’est la fameuse expérience de la grenouille qui si on chauffe son eau progressivement se laissera cuire alors que si on la plonge dans de l’eau bouillante, elle en ressortira aussitôt.

Si je devais mettre un mot derrière ce sentiment étrange, qui s’est distillé insidieusement, c’est le mot « déprime », celle qui caractérise les lendemains de cette France Sarkozienne du « on allait voir ce qu’on allait voir ». Sans doute, l’élan du nouveau millénaire et des espoirs de grands progrès associés ont fait florès. Non que progrès il n’y eut pas, mais que celui-ci ne créa pas une société meilleure, bien au contraire. Un miroir aux alouettes finit par ne rien renvoyer, comme les gesticulations post-crise des sub-primes du « on allait voir ce que l’on allait voir » et on a vu : rien ou si peu. Les banques et les traders sortent de la crise, touchent leurs primes mirobolantes quand l’économie réelle reste embourbée. Le chômage et la précarité s’amplifient dans notre pays, quand tous les indicateurs montrent que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cessent de s’amplifier. On ne touchera pas au bouclier fiscal qui fait que les seuls qui ne feraient pas d’effort pour combler la dette de l’état que l’on a laissé s’accumuler sont les 16 000 foyers les plus riches de ce pays.
A cette suite, la gifle infligée au gouvernement par ces élections régionales était prévisible et elle fut bien sonore. Comme il n’est pire sourd qui ne veut entendre (la gifle est peut-être tombée trop près de l’oreille), il semble que le cap sera conservé envers et contre tout, même certaines oppositions internes.

Et nous ? J’avais peur que l’on s’enflamme comme suite à la victoire de 2004 qui avait laissé place au désordre. Et j’ai vu des gens graves, sans goût excessif pour la fête. Non pas de la déprime, mais le sentiment de devoir se concentrer pour ce qui est notre devoir pour les 2 ans qui viennent : construire un projet, dans la cohésion. Un projet qui puisse faire que demain, notre pays se lèvera en se disant que le futur a de l’avenir. Faire de la politique n’a de sens qu’avec cette volonté.

Xavier DUPLAT

La main de Dieu

Il est des victoires qui sont plus amères que d’autres, même (surtout ?) quand le débat sur l’identité nationale met en avant la fierté d’être français. Si on se fait une certaine idée de la France, on est comme le malheureux Thierry Henry : on souhaite que le match soit rejoué, en dépit des impact économiques d’une hypothétique défaite. Simplement parce que ce serait moral. Simplement parce que nous en sortirions grandis et non pas considérés comme les éternels donneurs de leçon : faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais, c’est le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, qui peuvent impacter les services rendus aux Français, mais certainement pas les cabinets ministériels, où les effectifs augmenteront en 2010 de 11,1 %, les salaires de 56,8 % ! Je vous laisse comparer avec votre dernière augmentation de salaire.
Rassurez-vous, même si vous estimez que l’on ne vous écoute pas, c’est faux, on vous écoute : le service d’information gouvernemental (SIG) augmente de 16,7 millions d’euros (+ 292 % !). Dedans les fameux sondages, qui au gré du vent semblent gouverner les thématiques proposées au débat. Outre « l’identité nationale », nous avons maintenant la « tranquillité nationale », ou moins nationalement «la nouvelle politique de sécurité » mitonnée par monsieur Hortefeux. Certes les chiffres de l’insécurité sont désastreux, certes des « bavures » policières se sont dernièrement multipliées, allant jusqu’au meurtre présumé d’un père de famille de 41 ans, mais bon, comme dans l’inconscient collectif, le droite gère mieux les problèmes d’insécurité, suivons donc ce chemin. Ca ne mange pas de pain.

Au fait, comme on se préoccupe de tout cela, la crise économique est donc derrière nous ? Ah non ? 52 000 chômeurs de plus au mois d’Octobre ? On franchit pour la première fois les 4 millions de personnes à la recherche d’un emploi ? Quelles sont les mesures prises ? Restez fiers d’être français, restez « nationalement » tranquilles, variation autours du « dormez braves gens » ?
Autre solution : attendre la « main de Dieu ». Un match de foot pour l’échauffement, la crise économique ensuite : vous le savez, l’essentiel est d’y croire.

Xavier DUPLAT

Un autre monde


C’était il y a un an : la faillite de Leaman Brothers.
Le coup d’envoi officiel d’une crise qui couvait. On nous avait annoncé, promis, juré que si les états (donc nous) renflouaient les banques, c’était pour le bien de tous et que dès demain, on ne leur permettrait plus de se faire de l’argent au détriment de l’économie réelle. Le problème n’est pas que nous les ayons cru ou non. Le problème est que les réformes proposées restent à la marge. Que plus que jamais, si les banques se sont renflouées plus vite que l’économie réelle, c’est bien que leurs intérêts restent désespérément déconnectés de celle-ci. Que des produits financiers permettent de faire de l’argent en pariant sur la dégradation d’une entreprise, d’une monnaie, d’une économie et que rien n’a été fait pour les réglementer. Que d’autre part, l’argent qui leur a été alloué n’a été, en particulier en France, assujetti d’aucune contrepartie contractuelle.
Résultat : cet été, pensant que nous étions tous endormis, les banques évoquent la distribution de milliard d’euros à leurs traders.
Auront-ils une pensée pour les millions de chômeurs qui auront découlé de leur oubli de tout principe de prudence dans leur course au gain ?

Monsieur Sarkozy parle de l’immoralité de capitalisme : c’est bien. Construire les bases d’un autre monde, c’est mieux. Un monde où le secteur bancaire reviendrait dans son rôle premier qui est de permettre de financer les projets de l’économie réelle et non pas un parasite qui fixe ses règles sans contrôles et pour son seul profit.
Oui, l’action n’est pas le verbe. Notre ambition demain sera de défendre cet « autre monde », plus juste, plus morale et plus efficace. Pour cela, la pression des peuples ne sera pas de trop.

Xavier DUPLAT secrétaire de section Boulogne-Billancourt

Un vote électronique bien malvenu

La décision a été prise : malgré notre mise en garde, le vote électronique est le choix finalement entériné pour l’élection des Européennes à Boulogne-Billancourt.
Nous le regrettons : 27 listes avec 26 noms chacune (13 titulaires, 13 suppléants) soit 702 noms, sans compter les logos et les noms de liste : ce sera assurément illisible sur l’espace dédié à l’interface de vote.
Notre maire Pierre-Christophe Baguet se défausse du choix effectué sur le préfet des Hauts de Seine (refus du vote papier), sous prétexte que les bulletins ne pouvaient être imprimés en temps et en heure. Il doit s’en prendre à son choix initial du vote électronique, qui assurément pour cette élection était un non sens.
Pourtant, le supplément de bulletins demandés est une goutte d’eau sur le total des bulletins à produire.
Pourtant, il restait Lundi, date de la décision, deux semaines pour les imprimer.
Pourtant, à quelques kilomètres, le préfet de Seine-Saint-Denis a pris une décision n’autorisant que le seul vote papier.
Pourtant, l’UMP fonde sa campagne sur le slogan “Quand l’Europe veut, l’Europe peut”. Boulogne-Billancourt ne fait donc pas parti de l’Europe ? Les slogans à l’UMP continueraient donc à n’avoir de vertu que la musique produite et non le sens ?
Ou doit-on en déduire que si on ne peut pas faire le vote papier, c’est qu’en définitive, sous le vocable “on aurait bien voulu mais …”, on ne voulait pas, et que, dans cette pièce à deux, le préfet jouait le rôle du méchant, Pierre-Christophe Baguet le rôle du gentil, dans un objectif final concerté : le maintien pour raison simplement économique du vote électronique, même au détriment des conditions démocratiques du scrutin?
Quelle qu’en soit la raison, le résultat est là : un vote dans de mauvaises conditions, pour un scrutin qui peine déjà à mobiliser.
Nous nous devons donc dans ces conditions de vous signaler que si, par le plus grand des hasards, le vote socialiste vous semblait le bon choix pour ces élections, il faudra retenir un numéro : le 27, dans la forêt de lettres et chiffres qui recouvriront le panneau de vote. Nous n’osons vous souhaiter un bon vote … mais votez le 7 Juin !

Xavier DUPLAT
Mandataire de la liste PS des Européennes à Boulogne-Billancourt

Exonération des heures supplémentaires : en finir avec cette mesure à contre-emploi !

Par Laurianne Rossi.

WebAnalytics

Après le triste record annoncé en janvier 2009 de 90 000 chômeurs supplémentaires, le mois de février accuse une nouvelle hausse de plus de 80 000 demandeurs d’emploi. Le nombre de chômeurs augmente désormais à un rythme inégalé, atteignant ainsi en deux mois les deux tiers des prévisions officielles pour six mois !

Et il est illusoire d’espérer une inversion rapide de cette tendance : 6 entreprises sur 10 affirment aujourd’hui être directement touchées par la crise, ce qui signifie qu’elles devront prendre demain des décisions sur l’emploi. Pour l’heure, les annonces de plans sociaux se multiplient : Alcatel, Seb, Continental, Total, Goodyear, Fnac, Amora…

Face à une situation aussi alarmiste, le gouvernement refuse de revenir sur le dispositif d’exonérations sociales et fiscales des heures supplémentaires, mis en place par la loi TEPA d’août 2007. Comment peut-il s’entêter à maintenir un tel dispositif, pour un coût annuel de 4,5 milliards d’euros, quand des centaines de milliers de suppressions d’emplois sont annoncées pour les mois qui viennent ?

La France est le seul pays au monde à avoir institué un système de destruction d’emplois financé par des fonds publics ! En effet, le nombre d’heures supplémentaires effectuées a augmenté de près de 40 millions entre le 4e trimestre 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à temps plein !

Véritable effet d’aubaine pour les entreprises (le recours aux heures supplémentaires devenant moins cher que l’embauche), ce système s’est d’ores et déjà révélé totalement contreproductif en matière de lutte contre le chômage et tout à fait inefficace en termes d’augmentation du pouvoir d’achat. Plus qu’un frein à l’emploi, il s’agit d’une prime à la non-embauche, touchant directement les détenteurs de CDD, les intérimaires et les salariés à temps partiels. Quant à l’amputation des recettes de la sécurité sociale résultant de ces exonérations, ce sont à nouveau les salariés qui devront financer la baisse de cotisations !

Le Parti socialiste réclame depuis plusieurs mois la fin de ce dispositif et l’instauration immédiate de mesures de soutien aux revenus des chômeurs et d’aide à la reconversion : prolongation de 6 mois de la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire, extension des contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et allongement de la durée d’indemnisation à deux ans, augmentation du coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions pour éviter les licenciements de pure convenance.

Quand le gouvernement acceptera-t-il de revenir sur cette politique dont il sait pertinemment qu’elle est une erreur ? Il est urgent d’abroger cette disposition qui, dans le contexte de récession économique actuel, est un véritable facteur d’aggravation du chômage !