Parti Socialiste Boulogne-Billancourt
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Le Parti Socialiste de Boulogne-Billancourt demande une solution de relogement pour les quatre familles expulsées de la cité Pierre Grenier

COMMUNIQUÉ DE PRESSE :

Par décision judiciaire, quatre familles ont vu le bail de leur logement HLM de la cité Pierre Grenier résilié pour trouble de jouissance, en raison de trafic de cannabis de la part de certains de leurs enfants. Ces derniers ont effectué leur peine de prison et quitté le domicile familial.

L’expulsion de ces quatre familles a été confirmée par le préfet des Hauts-de-Seine pour le 11 septembre. Il n’est pas admissible qu’elle soit appliquée avec brutalité tant qu’une solution de relogement n’aura pas été trouvée pour ces familles aux revenus modestes, dont plusieurs enfants sont scolarisés à Boulogne-Billancourt.

Nous demandons donc au préfet de ne pas prêter concours de la force publique à l’exécution de cette décision tant que cette solution de relogement à Boulogne-Billancourt n’aura pas été trouvée.

Nous demandons au maire de Boulogne-Billancourt de trouver cette solution en liaison avec les organismes publics ou privés possédant un patrimoine HLM dans la ville.

Nous restons mobilisés dans l’attente d’une solution équitable et humaine pour ces familles, et invitons les Boulonnais à exprimer leur solidarité aux familles samedi 6 septembre à 10h30 devant la mairie.

Position de principe du Parti Socialiste de Boulogne-Billancourt concernant les expulsions de familles dans le quartier du square de l’Avre et des Moulineaux

Nous tenons à affirmer que nous sommes, par principe, opposés à l’expulsion de toute une famille, dans le cas où des faits de délinquance reprochés et avérés ne concernent qu’un seul membre. En revanche, nous sommes favorables à des mesures visant à l’éloignement des délinquants qui détériorent continument la qualité de vie de leur voisinage.

Si une décision de justice venait confirmer que des familles avaient été complices, de quelque manière que ce soit, des délits dont le membre délinquant s’est rendu coupable, alors nous approuverions des mesures d’expulsion, et ce dans le souci de préserver la paix sociale dans le quartier en question.

En conclusion, nous réaffirmons qu’il ne doit y avoir aucune complaisance envers les délinquants qui ne cessent de nuire à la vie d’un quartier, mais il s’agit de distinguer le délinquant d’une part, et sa famille d’autre part, afin de ne pas porter de sanction collective de manière systématique et aveugle.

Le BBO n°56 est arrivé

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Distribué ce matin sur le marché Billancourt, vous le retrouverez demain sur le marché Escudier, avec notamment un point sur le logement à Boulogne-Billancourt et plein d’autres informations.
Pour le télécharger : BBO n°56 – Novembre 2009

Logement : Impact de la hausse du prix de l’énergie


En fait, relève l’Insee, les pôles urbains trustent environ trois quarts des emplois salariés (77%), alors que seulement 63% de salariés y habitent. Chassés des villes par le coût du logement, 22% de salariés habitent en zone périurbaine, où l’on ne trouve que 12% des emplois salariés.
Dans un récent rapport, le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc) a également dénoncé les conséquences de cet étalement urbain pour l’emploi et le revenu des ménages, touchés de plein fouet par l’augmentation du prix de l’énergie, et pour qui « la contrainte de la mobilité » peut être « un obstacle au retour à l’emploi ou à l’occupation d’un emploi à temps complet ».
De plus, le sociologue Eric Le Breton indique que le transport est devenu le deuxième budget des ménages, après le logement et avant l’alimentation. Les Français consacrent désormais 17,5% de leur budget aux déplacements, contre moins de 10% en 1960. La hausse de l’énergie remet en cause le choix des très nombreux rurbains qui ont arbitré entre temps de déplacement et coût de l’immobilier lorsque le baril était à 30 dollars.

L’enjeu du trajet logement-travail


Par Xavier DUPLAT

Le trajet moyen de chaque français pour se rendre à son travail est de 32 minutes pour une distance de près de 26 km, selon une étude de l’Insee de 2007. Ce total était de 19 km en 1999 et 15 km en 1975 : 11 km de plus en 30 ans.
La moitié des salariés travaillent à moins de 8 kilomètres de leur domicile et réalisent un trajet de moins de 18 minutes par la route, selon les données 2004. Pour 10%, cette durée explose et dépasse 59 minutes. En région parisienne, du fait des encombrements, les salariés perdent davantage de temps sur la route, plus du quart doit rouler plus de 45 minutes, les plus mal lotis étant ceux qui habitent au delà de la banlieue, souligne l’Insee. Les champions du temps et de l’argent perdu en voiture pour aller travailler sont les salariés qui passent d’une aire urbaine à l’autre : ils sont 1,5 million à faire 51,7 km, pour 63 minutes de trajet quotidien.
De façon plus générale, la distance moyenne parcourue quotidiennement « tout compris » est passée de 20 km dans les années 1970 à 40 aujourd’hui. Un cadre parcourt en moyenne 18 km, un ouvrier 40. Pour un smicard, le budget transport atteint 20%. Plus on est pauvre, plus on paye. La fracture sociale est aussi une fracture territoriale.

Logement : une amélioration en trompe-l’oeil

Par Xavier DUPLAT, secrétaire de section

La réalité du logement apparaît contrastée. En effet, certains chiffres donneraient l’illusion d’une situation en constante amélioration, en regardant le statistiques logement fournies par le gouvernement. Pour exemple, entre 1984 et 2002, la surface moyenne des résidences principales est passée de 82 m² à 90 m². La surface moyenne par personne est passée de 31 m2 à 37 m2. Sur la même période, le nombre moyen de pièces par personne est passé de 1,4 à 1,7. Parallèlement, le confort a progressé : 2,6 % de logements en 2002 ne disposent pas d’eau chaude ou de sanitaires contre 15 % en 1984. C’est beau, mais ça ne tient pas compte d’un autre phénomène : les ménages en particulier les jeunes participent à un phénomène de rurbanisation et d’éloignement des lieux de travail parce que touché au premier chef par la hausse des prix du logement (tant à l’achat qu’à la location).

Pour cela une raison simple : la capacité d’investissement des primo-accédants : La superficie que les personnes qui achètent leur premier logement peuvent espérer acheter compte tenu de leurs revenus et du prix moyen de vente du m2 varie en effet de 24,8 m2 à Paris (!!!) à 120 m2 dans le Limousin. En France entière cette capacité d’achat moyenne fait apparaître une possibilité d’acquisition de 48,8 m2 en 2006. Mesurée rétrospectivement cette capacité s’élevait à 59 m2 en 2000. Les ménages français primo-accédants ont donc perdu une capacité d’achat de 10 m2 en 6 ans. Ils ont surtout des capacités d’acquérir des logements de superficie deux fois moindre que le reste de la population, et doivent se résoudre à acquérir des logements dans des zones moins attractives et plus éloignées de leur lieu de travail.

Etat des lieux du logement en France : une augmentation des prix sans précédent

Par Xavier DUPLAT secrétaire de section de Boulogne-Billancourt


Si l’on devait résumé la crise du logement par un chiffre, ce serait celui-ci : la hausse des prix du logement en France est supérieure de 75 % à celle des revenus depuis 1998. Le ratio prix du logement-revenus, stable depuis 1965 jusqu’à la fin du précédent millénaire autours de 2,9 (+/- 10 %) a atteint aujourd’hui 4,5.

A cela, bien sûr, une principale explication : le déficit, en particulier dans les grandes zones urbaines, de construction de logements de tous types au regard de la demande. En 30 ans, la France a vu sa population augmenter de 20 % (de 50 à 60 millions), et l’on devrait atteindre dans 40 ans les 70 millions d’habitants. Se rajoute à cela, en particulier dans les villes, une plus grande atomisation de la population (plus de célibataires, de familles monoparentales …) Au bilan, une augmentation du nombre de ménages de plus de 30 % en 25 ans (de 19 millions en 1980 à 26 millions en 2005), et donc une demande de logements à l’avenant.

Pour répondre à cette forte demande, les lois de l’économie pure, si elles correspondaient à la vrai vie, feraient que l’offre et la demande s’équilibreraient naturellement pour y faire face, contenant les hausses de prix. Il n’en est rien, en particulier dans notre pays. Alors que la hausse des prix est entamée depuis 1997, la construction de logements neufs est restée à des niveaux historiquement bas jusqu’en 2003 (et force est de constater que nous, socialistes, avons également notre part de responsabilité dans cette situation). Quant à l’augmentation récente,  elle n’a rien d’exceptionnel : le nombre de 430.000 logements mis en chantier en 2005 reste très éloigné des maxima historiques atteints en France entre 1970 et 1975, à plus de 500.000 unités annuelles, avec un prix de marché alors au plus bas. Le nombre de logements manquants dans notre pays est aujourd’hui évalué à 800.000 par la fondation Abbé Pierre.

Le risque serait qu’aujourd’hui, la crise économique qui induit une baisse importante du nombre de transactions immobilières et donc amorce un début de détente sur leurs prix, serve de prétexte au gouvernement pour stopper l’effort. C’est à dire chercher à accentuer le déficit de logement pour faire repartir les prix à la hausse et contenter les propriétaires immobiliers. Ce serait scandaleux, monsieur Sarkozy. Cela accentuerait le nombre de mal logés, notamment en région parisienne et pour les primo-accédants une garantie de travailler plus pour moins de pouvoir d’achat donc gagner moins. Cela signifierait ne pas tenir vos promesses en favorisant la valeur capital sur la valeur travail.