Parti Socialiste Boulogne-Billancourt
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Austérité : l’Europe à contresens

Par Michel Aglietta, économiste et Lionel Jospin, ancien premier ministre (1997-2002) (Le grand débat)

Après le G20 de Séoul, une évidence s’impose : les principales puissances économiques du monde ne réduisent ni ne régulent la sphère financière que les Etats ont laissée se constituer en surplomb de l’économie globalisée depuis trois décennies.
En 2008 et 2009, lors des sommets de Washington et de Londres, des engagements solennels avaient été pris et des pistes de travail pertinentes tracées. Mais cela a débouché sur peu d’actes concrets. Le système financier ayant été sauvé et la dépression évitée grâce à des plans de relance, l’ambition affichée par les gouvernements de réformer de façon concertée l’ensemble économique et financier mondial se perd.

D’où vient cette impuissance ? Pourquoi les Etats, qui ont sauvé le système et ont toute la légitimité pour imposer des règles en tant que représentants des peuples, se montrent-ils si hésitants à remettre les acteurs financiers à leur place normale : celle de serviteurs de l’économie ?

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300 JOURS LIBEREZ LES!!

Hervé et Stéphane
300 jours que Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés avec leurs accompagnateurs, Mohammed Reza, Ghulam et Satar, dans la plaine de Kapisa, en Afghanistan, par un groupe de talibans. Ils étaient en reportage pour l’émission « Pièce à conviction » de France 3.
300 jours qu’ils sont prisonniers.
Une détention plus longue que celle de Georges Malbrunot et Christian Chesnot.
Plus longue que celle de Florence Aubenas.
Ils ont rejoint la douloureuse cohorte des journalistes otages au long cours.

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Vivons Euro, vivons cachés ?


L’éruption d’un volcan en Islandes et l’Europe ne décolle plus. Pire, elle ne bouge plus. En temps de crise, cette attitude est risquée. La crise, ça creuse et notamment les dettes : si on ne bouge plus, aucune issue pour l’éliminer. Parfois, on a honte d’avoir trop grossi, alors on le cache, mais ça se sait toujours. Et les marchés, bien que pas totalement étrangers à cette mauvaise Grèce sont les premiers à les montrer du doigt. Les autres préfèreraient rester bien au chaud, en espérant que le mal ne tuera que le voisin. Le marché leur dit que non. On renacle, mais comme on se sait aussi menacé, on mime la solidarité avec des talents d’acteur variables. La mort dans l’âme se lit sur les visages.

Aujourd’hui, le pire est possible. Certains font courir le bruit que le coupable, c’est l’Euro, voire l’Europe. Le chacun pour soi, est-ce assurément beaucoup mieux ? Dans une famille, quand quelqu’un est malade, on le soigne. Demain, c’est lui qui pourra le faire pour nous. Et si ponctuellement, on se trouverait mieux, seul sur une île déserte, on comprend assurément que cette solidarité nous renforce tous à long terme.
L’Europe, c’est la famille de notre pays. Elle a des défauts, ses membres ne pensent pas tous comme nous. Ils sont parfois aussi agaçants pour nous que nous le sommes pour eux, mais on doit garder à l’esprit que dans les périodes difficiles, on donne plus de crédit à une famille unie et solidaire qu’à des individus repliés sur eux-même. Alors faisons l’effort.

On est aussi une famille par les valeurs que l’on défend. Les trouver, avec les projets concrets qui l’accompagnent feraient se rejoindre le coeur et la raison sans laquelle la famille européenne restera bancale. C’est aujourd’hui une priorité. Et le meilleur moyen de faire qu’à l’échelle d’un pays, au cri « vivons heureux », l’écho ne renvoie pas « vivons caché ».

Xavier DUPLAT
secrétaire de section PS Boulogne-Billancourt

Un autre monde


C’était il y a un an : la faillite de Leaman Brothers.
Le coup d’envoi officiel d’une crise qui couvait. On nous avait annoncé, promis, juré que si les états (donc nous) renflouaient les banques, c’était pour le bien de tous et que dès demain, on ne leur permettrait plus de se faire de l’argent au détriment de l’économie réelle. Le problème n’est pas que nous les ayons cru ou non. Le problème est que les réformes proposées restent à la marge. Que plus que jamais, si les banques se sont renflouées plus vite que l’économie réelle, c’est bien que leurs intérêts restent désespérément déconnectés de celle-ci. Que des produits financiers permettent de faire de l’argent en pariant sur la dégradation d’une entreprise, d’une monnaie, d’une économie et que rien n’a été fait pour les réglementer. Que d’autre part, l’argent qui leur a été alloué n’a été, en particulier en France, assujetti d’aucune contrepartie contractuelle.
Résultat : cet été, pensant que nous étions tous endormis, les banques évoquent la distribution de milliard d’euros à leurs traders.
Auront-ils une pensée pour les millions de chômeurs qui auront découlé de leur oubli de tout principe de prudence dans leur course au gain ?

Monsieur Sarkozy parle de l’immoralité de capitalisme : c’est bien. Construire les bases d’un autre monde, c’est mieux. Un monde où le secteur bancaire reviendrait dans son rôle premier qui est de permettre de financer les projets de l’économie réelle et non pas un parasite qui fixe ses règles sans contrôles et pour son seul profit.
Oui, l’action n’est pas le verbe. Notre ambition demain sera de défendre cet « autre monde », plus juste, plus morale et plus efficace. Pour cela, la pression des peuples ne sera pas de trop.

Xavier DUPLAT secrétaire de section Boulogne-Billancourt

Pour une nouvelle gouvernance mondiale, par Bertrand Delanoë

Le monde a perdu ses repères. Il y eut un modèle collectiviste : on sait où il a mené ceux qui, de gré ou de force, l’ont subi. Quant au modèle capitaliste, la crise en a révélé les dérives les plus insupportables, déstabilisant l’économie de la planète et surtout ses peuples. Or, faute de valeurs et de références, c’est le vide qui l’emporte. Ou le fanatisme religieux. Ou l’alliance nihiliste entre le capitalisme économique et la dictature politique. Ce monde tourneboulé est la proie de toutes les menaces. La fin des empires aurait pu engendrer un ensemble plus équilibré et plus harmonieux : il n’en est rien. Le terrorisme vient frapper les démocraties au coeur de leurs villes. Et l’enjeu du nucléaire n’est plus la dissuasion, c’est-à-dire la paix par la peur, mais la prolifération, et à travers elle, la « privatisation » de la menace.

L’enjeu est là : redéfinir un cadre, des règles, des instruments qui dessinent un avenir à ce XXIe siècle naissant, en se fondant sur le réel et en y associant tous ses acteurs. Le président brésilien Lula use d’une expression pour résumer ce défi : « Les dirigeants politiques doivent faire un saut qualitatif et ne plus répéter les erreurs du XXe siècle. » Dans cette optique, la France a assurément un message à porter, qui puise dans ses valeurs les plus profondes, à commencer par un attachement indéfectible à l’universalité des droits de l’homme.
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Sarkozy épinglé par la presse internationale


Barack Obama manque d’expérience, José Luis Zapatero « n’est peut-être pas très intelligent » et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d’un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir, l’arrogance française a encore frappé.
Lien vers la suite de l’article du monde

100ème semaine de Sarkofrance : Sarko le caïd

Du très bon blog SarkoFrance :

Cent semaines déjà que Nicolas Sarkozy a été élu. Il a été cette fois-ci affiché son volontarisme dans les plus hautes sphères internationales : la réunion du G20 à Londres, qu’il avait initiée, puis un sommet de l’OTAN à Strasbourg. Il retrouvait enfin un rôle à jouer à l’extérieur de nos frontières. Pourquoi faut-il qu’il caricature le débat, exagère ses colères, fustige des bouc-émissaires ? Sans doute pour cacher son désarroi face à la crise.

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Les bonnes résolutions de 2009

Xavier DUPLAT
Xavier DUPLAT
secrétaire de section Boulogne Billancourt

Résolution 1 : Faire en sorte, par nos actions quotidiennes, que 2009 finisse mieux qu’il n’a démarré. C’est-à-dire …

Résolution 2 : Concernant les puissants de ce monde, faire en sorte que les résolutions de l’ONU (la dernière en date n°1860) concernant des demandes de cessez-le-feu soient suffisamment fortement soutenues par l’ensemble des pays du G8 pour que les belligérants ne les rejettent pas plus ou moins poliment, voire les ignorent. C’est ce que nous vivons aujourd’hui malgré les plus de 1000 victimes du nouveau conflit israëlo-palestinien, essentiellement palestiniennes. C’est-à-dire …

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Pour que la directive de la honte ne soit pas adoptée ce Lundi 8 Décembre

Europe forteresseNous nous faisons ci-dessous l’écho d’une lettre de la CIMADE à laquelle nous nous associons, parce qu’une Europe forteresse ne la rendra pas plus forte, salira durablement son image et est contraire aux valeurs humanistes qu’elle doit selon nous véhiculer :

Cher-e-s ami-e-s,

Suite à de nombreuses demandes sur les possibilités d’actions individuelles contre le vote de la directive, nous vous transmettons ci-dessous, un message à envoyer à la présidence de l’Union Européenne :

Adresse pour l’ envoi du message : http://www.elysee.fr/ecrire

Copiez / Collez le message ci-dessous dans le formulaire :

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