Parti Socialiste Boulogne-Billancourt
Parti Socialiste Boulogne-Billancourt

Cause double-emploi, vends vaccins contre la grippe A


Le gouvernement français a entrepris de revendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A, selon une information révélée, dimanche 3 janvier, par Le Parisien/Aujourd’hui en France. Le quotidien, qui cite des sources au ministère de la santé, précise que les doses sont revendues, par principe, au prix où elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits.

Cette opération, menée conjointement par les ministères de la santé et des affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement (l’achat des 94 millions de doses est estimé à 700 millions d’euros environ). Elle est la conséquence de l’avis rendu le 1er novembre par l’Agence européenne de la santé qui indique qu’une seule injection au lieu de deux suffit pour être protégé du virus. « Ce jour-là, on a compris qu’avec les 94 millions de doses achetées en juillet, nous détenions trop de vaccins », explique un responsable du ministère de la santé cité par Le Parisien.

« FIASCO »

Le député Jean-Marie Le Guen, spécialiste au PS des questions de santé, a réclamé dimanche une mission parlementaire pour faire le bilan de ce qu’il a qualifié d' »échec » du gouvernement dans la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. « La politique vaccinale est malheureusement un fiasco » aboutissant « à ce que nous ayons le plus faible taux de personnes vaccinées des pays développés », écrit-il sur son blog.

Suite de l’article du Monde

L’hôpital est au bord de la rupture


Le professeur Olivier Lyon-Caen, chef du service de neurologie de la Pitié-Salpêtrière, décrypte les raisons de la crise.

Comment expliquer la mobilisation de nombreux chefs de service et médecins de l’AP-HP?
Ce n’est pas un mouvement qui émerge brutalement mais la suite de protestations qui se font entendre depuis de longs mois. La mobilisation implique aussi les infirmières, les aides-soignantes ainsi que les cadres hospitaliers. Nous nous inquiétons tous pour l’avenir du service public.

Pourquoi êtes-vous inquiets?
A cause de la politique actuelle de réduction massive des emplois mais aussi parce qu’il faudra du temps pour mettre en œuvre des restructurations qui soient fondées sur une cohérence médicale et pas seulement dictées par des impératifs financiers. Nous avons été d’autant plus surpris que tous les chefs de service sont désormais devenus des gestionnaires responsables.

Suite de l’article du JDD