Parti Socialiste Boulogne-Billancourt
Parti Socialiste Boulogne-Billancourt

1er Mai

Comme chaque année, le PS sera présent aux côtés des organisations syndicales dans toute la France le 1er mai pour la Fête du Travail.

Le PS appelle les Français à se joindre massivement aux défilés et aux rassemblements des organisations syndicales ce mardi 1er mai, journée internationale des travailleurs.

A Paris, le rendez-vous est fixé à 14H à l’angle du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’observatoire (RER B Port Royal).

A Boulogne-Billancourt, départ commun à 13h30 métro Marcel Sembat au niveau de l’agence de voyage.

Sans-papiers: la lettre des partis de gauche au président de la République


Les responsables des partis de gauche ont écrit une lettre commune au chef de l’Etat pour plaider la régularisation des travailleurs sans-papiers.

Monsieur le Président,
En tant que responsables des principaux partis de gauche et écologistes, nous tenons à vous faire part de notre soutien aux 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève depuis le 12 octobre 2009.
L’emploi de travailleurs et de travailleuses sans papiers est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim.
Leur régularisation est une nécessité, au nom de la dignité des ces travailleuses et travailleurs sans droits exploités alors qu’ils paient des impôts, cotisent à toutes les caisses de solidarité mais risquent quotidiennement l’expulsion. Leur régularisation est une nécessité, afin que le droit du travail soit appliqué à toutes et tous et par tous, et permette l’égalité effective de traitement entre salariés. Ce conflit du travail doit enfin trouver une issue positive.
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Réaffirmer le principe du repos dominical


« Du lundi jusqu’au samedi,
Pour gagner des radis,
Quand on a fait sans entrain son petit train quotidien,
Et trimballé sa vie de chien,
Le dimanche vivement, tout paraît charmant… »

Cet air familier fut créé en 1936, l’année du Front populaire, et interprété ensuite par tant de figures de la chanson française, à travers les générations. Il a la vertu de rappeler l’importance essentielle du droit à disposer, un jour par semaine, d’un véritable espace de liberté.

Bientôt, de cet acquis, ne survivra peut-être que le souvenir. Il y a neuf mois, en effet, le Parlement votait un texte intitulé, sans doute par goût de l’antiphrase : « Loi réaffirmant le principe du repos dominical ». De quoi s’agit-il ? Désormais, les commerces pourront ouvrir le dimanche dans deux types de zones. Soit les zones touristiques, dans lesquelles le travail dominical est de droit, et peut s’imposer aux salariés sans ajustement du salaire, sans négociation préalable, et sans repos compensateur. Soit les « périmètres d’usage et de consommation exceptionnels », qui prévoient un accord des partenaires sociaux et des conditions salariales réévaluées pour ouvrir le dimanche. Pour le dire clairement, en levant tous les obstacles à la création et à la coexistence de ces deux zones, le gouvernement a libéralisé, dans le commerce, le travail dominical.
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FIN DE LA GRÈVE CHEZ KFC

La grève qui touchait les restaurants rapides Kentucky Fried Chicken (KFC) de Paris et de région parisienne depuis 11 jours a pris fin hier.

L’accord salarial finalement trouvé et signé par les syndicats prévoit une revalorisation des salaires des assistants-managers de 2,5% en moyenne, et une augmentation générale des salariés du siège de 1%, ainsi qu’une prime de fin d’année de 100 euros minimum.

La CGT et la CFDT, qui ne sont pas totalement satisfait de cet accord, ont précisé que de nouvelles négociations étaient prévues à partir du mois de Mars.

Les femmes en rouge mobilisées pour la parité


Un lancement remarqué ! Hier, le collectif Femmes en rouge a fait sa première apparition publique à la séance du conseil général, consacrée à la réforme des collectivités territoriales. Composé majoritairement d’élues socialistes des Hauts-de-Seine, candidates aux élections régionales de mars, il s’est créé pour dénoncer les conséquences de cette loi sur la parité.

Les femmes en rouge dans Le Parisien

Lien vers leur site

KFC : histoire d’une word compagnie en grève

Un symbole de la dérive de notre société aujourd’hui en France …
Une word compagnie qui a fait 11 milliards de dollards de bénéfices en 2008 avec 15 000 restaurants dans 109 pays.
Cette société, qui en avait besoin (???), bénéficie de la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5 % qui coûte à nous, contribuables, la bagatelle de 2 milliards d’€ par an. Notre gouvernement, qui aime la tradition orale (pas d’engagement écrit) dit que cela a été fait en échange de promesses de baisse des prix dans les restaurants et d’une hausse des salaires de ses employés.
Ces employés, dont 40 % d’étudiants, sont employés la plupart du temps 25 heures par semaine au SMIC, soit un salaire de 600 € par mois qui certes ne permet pas de payer le loyer d’un studio à Boulogne-Billancourt. Ces horaires sont bien sûr souples et peuvent être découpés en 10h-12h 19h-21h, même si la personne habite à plus d’une heure du restaurant.
Un jour, ces employés pensent qu’ils sont le dindon (ou plutôt poulet ?) de la farce, alors ils demandent une réévaluation salariale, que la seule baisse de la TVA permettait largement de revendiquer. Refus donc grève, d’abord sur l’Ile-de-France depuis Mercredi dernier.
Aujourd’hui, dans sa grande mansuétude, la direction proposerait jusqu’à 0,23 € de plus par heure travaillée.
A cette heure, la grève continue. On pense à l’histoire de David et Goliath.

A voir aussi sur rue 89 …

Xavier DUPLAT

Des élus socialistes réinventent une sécurité de gauche

Article du Monde

Discrètement, une politique de sécurité spécifique à la gauche s’élabore dans des communes dirigées par des élus socialistes. Le PS, qui peinait jusqu’ici à élaborer un discours global sur cette thématique chère à la droite, entend désormais s’appuyer sur l’expertise de ses élus locaux pour construire une politique crédible. Depuis dix ans, les responsabilités des maires en matière de sécurité n’ont cessé de croître : la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 leur a donné une fonction centrale dans le domaine de la prévention. Décryptage de quatre politiques locales « de gauche ».

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Identité nationale : la presse mondiale raille « la mauvaise idée de Sarkozy »


Des « charges xénophobes » et une « cacophonie d’accusations énervées ». Comme de nombreux titres de la presse internationale, le Los Angeles Times est allé assister à un débat sur l’identité nationale dans une préfecture. Et la correspondante du journal en est ressortie perplexe : « Pour être Français, il faut avoir du sang français », clame ainsi un des participants dans une ambiance de tension, raconte-t-elle.

Suite de l’article du Monde

Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !


Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.

Signez la pétition